Bolbec

Les indiennes


Ci-contre : Modèle d’indienne déposé par A. Lamy et Pertuzon 09/02/1842
(copyright Syndicat Mixte du Valasse)

Les premières toiles avec des dessins et des motifs de couleurs différentes furent introduites en Europe au début du XVIIe siècle par des navigateurs portugais.
Les premières toiles peintes étaient essentiellement des toiles de coton décorées de fleurs, de feuillages et d’oiseaux colorés. C’étaient de véritables toiles peintes, entièrement exécutées à la main : le dessin était tracé au pochoir et les différentes couleurs appliquées au pinceau.
Devant cette nouvelle vogue et la cherté des tissus, les fabricants européens, ignorant les procédés de coloration des orientaux, cherchèrent à les imiter en utilisant des toiles de chanvre de production artisanale ou des toiles de coton importées des indes. Ces toiles imitant celles venant des Indes furent rapidement appelées des « indiennes ».

A Bolbec, une quinzaine d’indienneries avaient vu le jour à la fin du XVIIIe siècle.

En 1967, l’historien de la ville découvrait dans les greniers de l’hôtel de ville un placard fermé à clef et clouté. Après ouverture de celui-ci, il trouvait des paquets, tous scellés. Après examen, il s’agissait d’échantillons d’indiennes déposés par les propriétaires manufacturiers entre 1825 et 1927 auprès du Conseil des Prud’hommes, pour s’en réserver la propriété exclusive. Cette collection compte près de 12500 échantillons.

  


Une partie de la collection d'indiennes a été numérisée et inventoriée dans le cadre du programme européen de valorisation des savoirs-faire. Les images numérisées seront bientôt visibles dans la base de données du futur parc à thème "eana terre des possibles".
Cette collection d'indiennes est en dépôt au Archives Municipales de Bolbec. Elle fait partie du fonds d'archives du Conseil de prud'hommes de Bolbec, versé aux Archives Départementales de la Seine-Maritime.